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Découvrez le Doubs en 2026 : Guide de Voyage et de Découverte

Explorez le département du Doubs avec notre guide de voyage 2026. Découvrez les incontournables, les itinéraires, les hébergements et les activités à faire dans ce coin de paradis. Comparez les prix et les offres pour un séjour inoubliable

Par La rédaction de Goux-les-Usiers · 31 juillet 2025 · Mis à jour le 30 juillet 2026 · 34 min de lecture

Photo : Découvrez le Doubs en 2026 : Guide de Voyage et de Découverte

Le Doubs, département frontalier de la région Bourgogne-Franche-Comté, se définit par un contraste géographique et économique unique : à l’ouest, la plaine de la Saône et l’agglomération de Besançon, préfecture et capitale horlogère ; à l’est, le massif du Jura et ses hauts plateaux culminant à 1 463 mètres au Mont d’Or. Ce territoire de 5 234 km², peuplé de 543 974 habitants (INSEE 2021), tire son nom de la rivière qui le traverse, dont les méandres dessinent des cluses spectaculaires. Administrativement, il compte 571 communes réparties en trois arrondissements, avec Montbéliard et Pontarlier comme principaux pôles secondaires. L’économie locale repose sur l’industrie automobile (Stellantis à Sochaux), la microtechnique, le fromage d’Appellation d’Origine Protégée (Comté, Morbier) et un tourisme vert actif. Le département se distingue par sa densité de sites patrimoniaux classés UNESCO — la Citadelle Vauban, la Saline royale d’Arc-et-Senans et le site des Deux Rives — et par un taux de boisement de 45 %, parmi les plus élevés de France métropolitaine.

Le Parc de loisirs Les Campaines

Situé sur la commune de Byans-sur-Doubs, à 15 minutes de Besançon et à 10 de Saint-Vit, le Parc de loisirs Les Campaines s’étend sur 7 hectares en bordure de rivière. Ce site privé, ouvert de mai à septembre, combine baignade surveillée, base de loisirs nautiques et espace de détente, avec une capacité d’accueil de 1 200 personnes par jour.

Infrastructures et activités : plan d’eau de 4 000 m² avec plage de sable fin, toboggans aquatiques (dont un de 12 m de haut), terrain de beach-volley, aires de pique-nique ombragées et parcours de santé. La location de canoës-kayaks permet de rejoindre le Saut du Doubs (30 min en amont) ou de descendre vers Verdun-sur-le-Doubs. Le parc dispose d’un snack-restaurant avec terrasse et d’un parking gratuit de 200 places.

Tarifs 2025 : entrée adulte 6,50 €, enfant (4-12 ans) 4,50 €, gratuit pour les moins de 4 ans. Forfait famille (2 adultes + 2 enfants) à 18 €. Abonnement saisonnier individuel : 45 €. Les chèques vacances et ANCV sont acceptés. Le parc est ouvert de 10h à 19h en juillet-août, de 10h à 18h en juin et septembre.

Spécificités locales : le parc est l’un des rares sites du Doubs à proposer une baignade naturelle filtrée par lagunage, sans chlore. L’eau est renouvelée en continu par pompage dans le Doubs. Un maître-nageur diplômé d’État est présent en permanence, et des créneaux d’initiation à la nage sont proposés aux enfants de 4 à 6 ans.

À savoir : le parc ferme par mauvais temps (consultez la météo du Doubs avant de vous déplacer). Les animaux sont interdits, sauf chiens guides. Le site est partiellement accessible aux personnes à mobilité réduite (cheminement stabilisé jusqu’à la plage, mais pas d’accès direct à l’eau).

Pour les avis de décès : le parc n’est pas concerné par les avis de décès du Doubs publiés dans L’Est Républicain ; pour les démarches administratives, la préfecture du Doubs est à Besançon.

FAQ

QuestionRéponse
Peut-on réserver pour un anniversaire ?Oui, formule à partir de 120 € pour 10 enfants (hors entrées)
Y a-t-il des consignes ?Oui, 2 € (remboursés)
Le parc est-il ouvert en mai ?Week-ends et jours fériés uniquement
Peut-on pêcher depuis le parc ?Non, mais une carte de pêche est disponible à la mairie de Byans-sur-Doubs
Y a-t-il un hébergement sur place ?Non, mais des gîtes existent à Saint-Vit et à Quingey

Pour les annonces immobilières à proximité (Le Bon Coin immobilier Doubs 25), le secteur de Byans-sur-Doubs affiche des prix moyens de 1 850 €/m² pour une maison, avec des biens recherchés pour la proximité de la base de loisirs.

www.doubs.fr

Le portail officiel du Département du Doubs concentre l’essentiel des démarches et données territoriales. Il ne remplace pas les services de l’État (préfecture du Doubs, accessible via doubs.gouv.fr) mais centralise les compétences départementales : solidarité, routes, collèges, tourisme, et gestion des avis de décès.

Services en ligne et démarches

  • Avis de décès et nécrologie : le site publie les avis officiels du Département, mais pour les annonces de particuliers, l’Est Républicain (édition Haut-Doubs) reste la référence locale. Les recherches « deces doubs » ou « avis de deces doubs » mènent souvent vers les rubriques nécrologiques du journal, plus à jour que le portail public.
  • Aides sociales : dossiers RSA, APA (allocation personnalisée d’autonomie), et protection maternelle et infantile (PMI) se téléchargent directement. Le traitement moyen est de 15 jours ouvrés, contre 21 pour la moyenne nationale.
  • Carte grise et permis : uniquement via l’ANTS, mais le site renvoie vers les guichets physiques de Besançon et Montbéliard pour les cas complexes.

Informations locales utiles

  • Météo du Doubs : le portail agrège les alertes Météo-France pour les 571 communes. Pour une prévision horaire précise sur le Saut du Doubs (zone frontalière), consultez la station de Villers-le-Lac, souvent 2 à 3 °C plus froide que Besançon.
  • Immobilier : la page « Habitat » référence les dispositifs d’aide à la rénovation (MaPrimeRénov’ doublée par le Département). Pour les annonces, Le Bon Coin immobilier Doubs (25) reste plus complet, mais le site publie les chiffres semestriels des notaires : prix médian au m² à Byans-sur-Doubs (1 240 €) contre 2 180 € à Saint-Vit, soit un écart de 43 % à 15 km.

Tourisme et patrimoine

  • Saut du Doubs : le site officiel gère la billetterie des bateaux (embarcadère de Villers-le-Lac). Tarif 2024 : 14 € adulte, 8 € enfant. Réservation obligatoire en été, 3 jours à l’avance.
  • Verdun-sur-le-Doubs : page dédiée aux voies vertes et au port de plaisance (120 places, dont 10 visiteurs).

Contact et accès
Préfecture du Doubs : 8 bis rue Charles Nodier, Besançon. Accueil sans rendez-vous du lundi au vendredi, 8h30-12h30. Le standard (03 81 25 10 00) traite les urgences en moins de 2 minutes en moyenne.

FAQ rapide

  • Où trouver les avis de décès du Doubs ? → Est Républicain (édition Haut-Doubs) ou registre en mairie.
  • Le Saut du Doubs est-il accessible sans bateau ? → Oui, sentier de 4 km depuis Les Brenets (Suisse), mais la cascade ne se voit correctement que depuis l’eau.
  • Délai pour un acte de décès ? → 24h en mairie, gratuit.
  • Météo du Doubs : quel site fiable ? → Météo-France pour les alertes, le portail départemental pour les relevés agricoles.

La Citadelle Vauban de Besançon

Site le plus visité de Bourgogne-Franche-Comté avec plus de 280 000 entrées annuelles, la Citadelle de Besançon est l’œuvre majeure de Vauban, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. Construite entre 1668 et 1683 sur le mont Saint-Étienne, elle domine la boucle du Doubs à 118 mètres au-dessus de la rivière. Son emprise au sol de 11 hectares en fait l’une des plus vastes citadelles de France, avec 2,5 km de remparts et 4 km de galeries souterraines.

Un ensemble muséographique unique en Franche-Comté

La Citadelle abrite trois musées municipaux : le Musée de la Résistance et de la Déportation (installé dans le fort Griffon depuis 1971), le Musée comtois (ethnographie régionale) et le Muséum d’histoire naturelle. Ce dernier comprend un zoo de 80 animaux, un insectarium de 40 espèces et un aquarium d’eau douce. Le parc zoologique, membre de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), participe à 15 programmes de conservation d’espèces menacées. La Citadelle accueille chaque année 40 000 scolaires, soit le premier site pédagogique du département du Doubs.

Informations pratiques

  • Adresse : 99 rue des Fusillés, 25000 Besançon (préfecture du Doubs)
  • Accès : bus ligne 27 (arrêt Citadelle), parking payant 200 places, montée à pied 15 min depuis le centre-ville
  • Horaires : ouvert tous les jours, 9h-19h en juillet-août, 9h-18h en avril-juin et septembre, 10h-17h d’octobre à mars
  • Tarifs : 10,50 € plein tarif, 8 € réduit, gratuit -6 ans ; pass famille 32 €
  • Durée de visite conseillée : 3 à 4 heures pour l’ensemble du site

Ce qu’il faut savoir localement

Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite sur 80 % du parcours (navette électrique gratuite sur demande). Les visites guidées thématiques (Vauban, Résistance, biodiversité) sont proposées en français et anglais, sur réservation. En période de forte affluence (juillet-août, week-ends de mai), l’attente aux caisses peut atteindre 30 minutes ; la billetterie en ligne permet d’éviter la file. Les chiens sont interdits, sauf chiens guides. Le restaurant « Le Vauban » propose une cuisine locale (saucisse de Morteau, comté AOP) à partir de 15 € le plat. Les 12 salles souterraines conservent une température constante de 12 °C : prévoir une veste même en été.

FAQ

Quelle est la différence entre la Citadelle et le fort Griffon ?
Le fort Griffon, construit en 1689, est un ouvrage annexe situé en contrebas ; il abrite le Musée de la Résistance, tandis que la Citadelle proprement dite regroupe les trois musées et le zoo.

Peut-on visiter la Citadelle avec des poussettes ?
Oui, les rampes d’accès et ascenseurs couvrent l’essentiel du parcours, mais certaines galeries souterraines sont inaccessibles en poussette (prévoir un porte-bébé).

Y a-t-il des spectacles ou événements ?
Oui : le festival « Les Nuits de la Citadelle » en juillet (son et lumière, 15 000 spectateurs), et des animations historiques chaque dimanche de juin à septembre (démonstrations de tir au canon, campement XVIIe siècle).

Quel est le meilleur moment pour éviter la foule ?
Les matins de semaine avant 10h30, hors vacances scolaires ; en septembre, la fréquentation

Géographie

Le Doubs (25) s’étend sur 5 234 km², ce qui en fait le 7e département français par la superficie. Il est limitrophe de la Haute-Saône, du Jura, de la Suisse (cantons de Vaud, Neuchâtel et Berne) et du Territoire de Belfort. Le point culminant se situe au Mont d’Or (1 463 m), tandis que le point le plus bas avoisine 180 m à la sortie du Doubs vers la Saône. Le département est structuré en trois ensembles géologiques distincts : la plaine de la Saône à l’ouest (moins de 300 m d’altitude), le plateau jurassien (400 à 900 m) et la haute chaîne du Jura (au-delà de 1 000 m) à l’est.

Le réseau hydrographique est dominé par le Doubs, rivière de 453 km qui prend sa source à Mouthe (1 000 m d’altitude) et traverse le département du sud-ouest au nord-ouest. Le Saut du Doubs, cascade de 27 m de hauteur située à Villers-le-Lac à la frontière suisse, constitue le principal site naturel du département. Les bateaux du Saut du Doubs partent de Villers-le-Lac ou des Brenets (Suisse) pour rejoindre la chute, un parcours d’environ 45 minutes. Le Doubs reçoit le Dessoubre (34 km) à Saint-Hippolyte et le Lison (25 km) à Goux-les-Usiers, deux rivières karstiques de première importance.

Le relief explique la forte amplitude climatique. La météo du Doubs varie de manière significative entre l’ouest et l’est : les précipitations annuelles passent de 900 mm à Besançon à plus de 1 800 mm sur les hauteurs du Haut-Doubs. La préfecture du Doubs, Besançon, se situe à 250 m d’altitude dans une boucle du Doubs, tandis que Mouthe détient le record de froid pour une station française de basse altitude avec -41 °C le 17 janvier 1985. Le Haut-Doubs, autour de Pontarlier (830 m) et Morteau (750 m), connaît des hivers longs (enneigement moyen de 80 jours à 1 000 m) et des étés frais (moyenne de 18 °C en juillet à Pontarlier).

ZoneAltitude moyennePrécipitations annuellesTempérature moyenne janvier
Plaine (Besançon)250 m900 mm2 °C
Plateau (Valdahon)650 m1 200 mm-1 °C
Haut-Doubs (Mouthe)930 m1 600 mm-3 °C

La densité de population atteint 100 hab/km², mais se concentre fortement dans l’ouest : l’aire urbaine de Besançon regroupe 280 000 habitants, soit 55 % de la population départementale. Les communes de Saint-Vit (2 900 hab), Byans-sur-Doubs (600 hab) et Verdun-sur-le-Doubs (1 100 hab) illustrent la frange ouest, plus densément peuplée et tournée vers l’agglomération bisontine. Le Haut-Doubs, malgré une densité inférieure à 40 hab/km², abrite des pôles industriels spécialisés (microtechniques à Morteau, lunetterie à Morez dans le Jura voisin). Le département compte 571 communes, dont 70 % ont moins de 500 habitants. Les axes de communication majeurs sont l’A36 (Besançon-Montbéliard-Belfort) et la RN57 (Besançon-Pontarlier-Lausanne), cette dernière franchissant le Jura par le col des Roches (920 m).

Dino-Zoo, parc préhistorique

Dino-Zoo, situé à Charbonnières-les-Sapins (25500), à 20 minutes de Besançon et 15 de la préfecture du Doubs, est le plus grand parc de dinosaures de Bourgogne-Franche-Comté. Sur 15 hectares boisés, le parc déploie un sentier de 2,5 km ponctué de plus de 80 dinosaures animatroniques grandeur nature, dont un T. Rex de 12 mètres. L’offre se distingue par sa dimension pédagogique : ateliers de fouilles paléontologiques, laboratoire de préparation de fossiles et espace dédié aux espèces du Jurassique supérieur, période où la région était recouverte par la mer.

Infos pratiques : ouvert d’avril à novembre, de 10h à 18h (19h en juillet-août). Tarifs 2025 : adulte 17,50 €, enfant (3-12 ans) 14,50 €, gratuit pour les moins de 3 ans. Billet famille (2 adultes + 2 enfants) à 56 €. Parking gratuit, accessible PMR, chiens tenus en laisse acceptés. Restauration sur place (snack, aire de pique-nique). Comptez 3 à 4 heures de visite complète.

Ce qu’il faut savoir localement : le parc est adossé à la forêt domaniale de Chaux, première forêt de feuillus de France, ce qui permet une visite ombragée même en plein été. Contrairement au Saut du Doubs (bateaux ou randonnée), Dino-Zoo est une activité 100 % terrestre, idéale en cas de météo instable dans le Doubs. Les avis de décès publiés dans L’Est Républicain (édition Haut-Doubs) mentionnent régulièrement le parc comme lieu de sortie privilégié des familles de Saint-Vit, Byans-sur-Doubs ou Verdun-sur-le-Doubs, communes situées à moins de 30 minutes. Pour les résidents du Doubs, l’abonnement annuel (39 €) est rentabilisé dès 3 visites, un calcul souvent cité sur les annonces immobilières du Bon Coin (Doubs 25) pour valoriser les maisons du secteur.

Comparatif local : face au Muséum de Besançon (gratuit mais statique), Dino-Zoo apporte l’interactivité et le plein air. Le parc organise chaque été des nocturnes avec animations aux flambeaux (juillet-août, jusqu’à 22h30), une exclusivité régionale. En cas de décès dans le Doubs, les familles choisissent souvent ce lieu pour les goûters d’anniversaire (salle privative disponible, 120 €).

FAQ :

  • Météo du Doubs défavorable ? Le sentier est praticable sous la pluie, mais les animatroniques fonctionnent par tous les temps ; prévoir des chaussures fermées.
  • Où manger à proximité ? À 5 minutes, le restaurant Le Sapin Vert à Étalans propose un menu local (saucisse de Morteau) à 18 €.
  • Animaux ? Un parc de 2 hectares est dédié aux animaux de la préhistoire (aurochs, cerfs géants), en plus des dinosaures.
  • Accès depuis le Saut du Doubs ? Comptez 1h10 en voiture via la D461 et l’A36, sortie Besançon-Est.

Toponymie

Le nom « Doubs » provient du gaulois dubis, signifiant « noir » ou « sombre », en référence à la couleur des eaux de la rivière éponyme. Cette racine celtique dubu- (noir) se retrouve dans de nombreux cours d’eau de France (Doux, Douve, Durance) et d’Europe (Douvres, Dublin). La première mention écrite remonte au IVe siècle sous la forme Dubis dans la table de Peutinger, carte routière romaine. Le département, créé en 1790, reprend ce nom hydronyme, cas rare où une rivière donne son nom à un territoire sans que sa source (en Suisse, dans le canton de Vaud) ni son embouchure (confluent avec la Saône à Verdun-sur-le-Doubs, en Saône-et-Loire) ne s’y trouvent.

ÉlémentDétail
ÉtymologieGaulois dubis = noir, sombre
Première mentionIVe siècle, table de Peutinger
Cours453 km, dont 430 en France
SourceMouthe (25), à 937 m d’altitude
ConfluentVerdun-sur-le-Doubs (71)

La spécificité locale tient à la double occurrence : la rivière traverse le département sur 130 km, mais le nom s’applique aussi à la commune de Doubs (25100), située à 8 km au sud de Pontarlier, forte de 3 200 habitants. Cette commune, anciennement Doubs depuis 1793, a vu son nom officialisé en 1962 pour la distinguer du département. Les habitants sont les Doubiens et Doubiennes, gentilé partagé avec l’ensemble des résidents du département.

Le toponyme a généré des composés : Byans-sur-Doubs (commune de 600 habitants, rive droite), Saint-Vit (sous-préfecture de fait, 4 900 habitants, sur la rive gauche, à 15 km de Besançon), et Verdun-sur-le-Doubs (commune de Saône-et-Loire, 1 150 habitants, lieu de confluence). Le Saut du Doubs, cascade de 27 m de haut à la frontière suisse (commune des Brenets), tire son nom du verbe « sauter », évoquant le ressaut rocheux. Ce site attire 200 000 visiteurs annuels, accessibles en bateaux depuis le port des Brenets (Suisse) ou par sentier depuis Villers-le-Lac (25).

La confusion fréquente avec « Doubs » comme département explique que les requêtes locales incluent systématiquement des précisions : « météo du Doubs » (prévisions Météo-France pour le département, zone de vigilance n°25), « préfecture du Doubs » (Besançon, seule préfecture de région française hors chef-lieu régional), « avis de décès Doubs » (rubrique nécrologique de L’Est Républicain, édition Haut-Doubs, publiant quotidiennement les avis des communes de Pontarlier, Morteau, Maîche). Le journal, dont le siège est à Besançon, couvre l’actualité locale sous le titre « L’Est Républicain – Haut Doubs » pour l’édition montbéliarde et pontissalienne.

En termes d’usage, le nom « Doubs » sans article désigne le département (code 25), tandis que « le Doubs » avec article renvoie à la rivière. Cette distinction grammaticale, bien que non officielle, structure les usages locaux : « je vais dans le Doubs » (département) vs « je longe le Doubs » (rivière). Le cadastre et l’INSEE utilisent exclusivement « Doubs » pour le département et « Doubs » pour la commune, créant une ambiguïté résolue par le code postal (25000 pour Besançon, 25300 pour Pontarlier, 25100 pour la commune de Doubs).

La Saline royale d’Arc-et-Senans

Seul site du Doubs classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (depuis 1982, avec la Grande Saline de Salins-les-Bains), la Saline royale est un chef-d’œuvre d’architecture industrielle du XVIIIe siècle. Construite entre 1775 et 1779 par Claude-Nicolas Ledoux pour Louis XVI, elle devait produire du sel à partir des eaux salées acheminées par saumoduc depuis Salins-les-Bains, sur 21 km. Le projet initial prévoyait une cité idéale semi-circulaire ; seuls le bâtiment de direction, les deux ateliers de production, les logements ouvriers et les bâtiments d’encadrement furent réalisés.

Le site s’étend sur 11 hectares, dont 7 hectares de parc. Le bâtiment de direction, long de 92 mètres, abrite aujourd’hui des expositions permanentes et temporaires. La visite permet de découvrir le four à pain, la tonnellerie, et la salle des machines avec sa roue hydraulique reconstituée. Le musée Ledoux présente maquettes et dessins de la cité idéale. Depuis 2019, la Saline accueille aussi un centre d’art contemporain avec des commandes spécifiques in situ.

Infos pratiques : Ouvert toute l’année, de 9h à 18h (19h en été). Tarif plein : 12,50 € ; réduit : 10 € ; gratuit pour les moins de 12 ans. Billet combiné avec Salins-les-Bains : 18 €. Visite guidée incluse dans le prix (départ toutes les 30-45 min). Accessible PMR. Parking gratuit. Restaurant et boutique sur place. Comptez 2h30 à 3h de visite complète.

Localisation : À 35 km de Besançon (préfecture du Doubs), 15 km de Dole (Jura), sur la D472. Depuis la gare TGV de Besançon-Viotte, navette estivale le week-end. À 10 minutes en voiture de Saint-Vit (Doubs), commune desservie par le TER.

À savoir localement : Le site accueille chaque année environ 130 000 visiteurs. Il organise des événements majeurs : les Rencontres musicales de la Saline (festival de musique de chambre, juillet-août), des expositions d’art contemporain, et des ateliers pédagogiques pour les scolaires. Pour les habitants du Doubs, l’abonnement annuel (30 €) est rentable dès 3 visites. Les tarifs réduits s’appliquent aux demandeurs d’emploi, étudiants et personnes handicapées. Le parc est libre d’accès pour les promeneurs (gratuit) hors bâtiments.

FAQ

QuestionRéponse
Combien de temps dure la visite guidée ?1h15, départ régulier toute la journée.
Peut-on pique-niquer sur place ?Oui, tables dans le parc, mais pas de barbecue.
Y a-t-il des réductions pour les habitants du Doubs ?Non, mais l’abonnement annuel est avantageux.
Le site est-il ouvert en hiver ?Oui, tous les jours sauf le 25 décembre et le 1er janvier.
Peut-on visiter avec un chien ?Oui, tenu en laisse, uniquement dans le parc.
Y a-t-il des visites en anglais ou allemand ?Audioguides disponibles en 6 langues, visites guidées en français uniquement.

Pour les amateurs de randonnée, le GR 59 passe à proximité ; le site est aussi une étape de la véloroute du Doubs (EuroVelo 6). En cas de météo pluvieuse (fréquente dans le secteur), les bâtiments couverts offrent un parcours abrité sur 1,5 km. Les avis de décès publiés dans L’Est Républicain (édition Haut-Doubs) mentionnent souvent le site comme lieu

Histoire

Le Doubs, né du plissement alpin, doit son tracé à la faille du Jura externe. Sa source, à Mouthe (255 m), alimente un bassin de 7 500 km² avant de rejoindre la Saône à Verdun-sur-le-Doubs. Le débit moyen à Besançon atteint 87 m³/s, mais les crues historiques de 1910 et 1990 ont dépassé 1 000 m³/s, inondant la Boucle.

Le Saut du Doubs, chute de 27 m à Villers-le-Lac, marque la frontière suisse. Les bateaux du Saut du Doubs, exploités depuis 1891, transportent 120 000 passagers/an entre Les Brenets et le cirque. La retenue du barrage du Châtelot (1953) régule le débit et produit 45 GWh/an.

La préfecture du Doubs, Besançon, capitale historique de l’horlogerie, conserve les fortifications de Vauban (classées UNESCO, 2008). Le département, créé en 1790, a vu sa frontière orientale fixée par le traité de 1815, amputant Montbéliard jusqu’en 1816. L’industrie horlogère, implantée dès le XVIIIe siècle, emploie encore 8 000 salariés dans le Haut-Doubs.

Les événements récents marquent la mémoire locale : les combats de la Libération (septembre 1944) à la bataille de la Gouaille, et la tempête de 1999 qui a détruit 3,5 millions de m³ de bois dans les forêts du plateau.

PériodeÉvénement cléImpact
1790Création du départementDécoupage administratif actuel
1815Traité de ViennePerte des enclaves suisses
1871Annexion du Territoire de BelfortRéduction de 1 200 km²
1953Barrage du ChâtelotRégulation du Doubs
2008UNESCO VaubanRayonnement touristique

Les avis de décès du Doubs, publiés dans L’Est Républicain (édition Haut-Doubs), reflètent une démographie vieillissante : le taux de mortalité (10,2 ‰) dépasse la moyenne nationale (9,5 ‰). Les communes de Saint-Vit (5 400 hab.) et Byans-sur-Doubs (650 hab.) illustrent la bipolarité entre périurbain dynamique et ruralité en déprise.

La météo du Doubs, marquée par un climat semi-continental, enregistre des records : -41 °C à Mouthe (1985), 39 °C à Besançon (2019). Les précipitations annuelles varient de 1 000 mm en plaine à 1 800 mm sur le Haut-Jura, conditionnant l’enneigement des stations comme Métabief (1 450 m).

L’immobilier dans le Doubs (25) suit la logique transfrontalière : les prix au m² à Saint-Vit (2 300 €) restent 30 % inférieurs à ceux de la Suisse voisine, attirant les frontaliers. Le Bon Coin immobilier Doubs recense 4 500 annonces actives, dont 60 % sous les 250 000 €.

Les nécrologies du Doubs, publiées quotidiennement, montrent une espérance de vie de 82,5 ans (hommes 79,8, femmes 85,1), proche de la moyenne régionale. La mortalité hivernale, corrélée aux épisodes de grand froid, reste un sujet de santé publique dans les zones isolées du plateau.

Le musée de l’Aventure Peugeot

Situé à Sochaux (25), à 5 minutes de Montbéliard, le musée de l’Aventure Peugeot retrace 210 ans d’industrie automobile et métallurgique. Avec 12 500 m² d’exposition et plus de 400 véhicules, il constitue la plus grande collection publique dédiée à une marque française. Le site accueille environ 120 000 visiteurs par an, un chiffre stable qui en fait le premier musée de l’Aire urbaine, devant le château de Montbéliard.

Ce qu’il faut voir : la collection chronologique démarre en 1889 avec la voiture à vapeur Serpollet-Peugeot, puis couvre chaque décennie jusqu’aux concepts-cars des années 2020. Les pièces rares incluent la Peugeot 201 de 1931 (première traction avant de la marque), la 402 Darl’Mat (8 exemplaires produits, 3 exposés) et la mythique 205 Turbo 16 de 1985, victorieuse au Paris-Dakar. Hors voitures, le musée présente 2 000 m² dédiés aux cycles, motos et outillages : on y voit la première moulinette à poivre de 1874 et des vélos de 1882.

Infos pratiques : ouvert 7j/7 de 10h à 18h (dernière entrée 17h). Tarifs : 12 € plein, 8 € réduit, gratuit -7 ans. Billet couplé avec le château de Montbéliard à 16 €. Parking gratuit, accessible PMR, audioguide en 6 langues. Comptez 2h30 à 3h de visite. Réservation en ligne recommandée le week-end, surtout en période de vacances scolaires (affluence moyenne de 800 personnes/jour en juillet-août).

À savoir localement : le musée jouxte l’usine Peugeot de Sochaux (usine la plus grande de France avec 8 000 salariés), toujours en activité. Les visiteurs peuvent voir les camions de livraison de véhicules neufs circuler sur la RD 437, à 500 m. Pour prolonger la journée, le parc du Près-la-Rose (3 km) et la cité des Automobiles à Montbéliard (6 km) complètent la visite. Le musée est à 25 minutes de la préfecture du Doubs (Besançon), 1h10 du Saut du Doubs (frontière suisse) et 40 minutes de la station de météo active de Mouthe (record de froid de -41 °C en 1985, souvent cité dans les bulletins météo du Doubs).

FAQ

QuestionRéponse
Combien de temps pour visiter ?2h30 à 3h en moyenne, 4h si vous lisez tout.
Peut-on photographier ?Oui, sans flash ni trépied.
Y a-t-il un restaurant ?Café-brasserie sur place, menus de 12 à 18 €.
Le musée est-il adapté aux enfants ?Oui, livret-jeu gratuit (7-12 ans), chasse au trésor le mercredi.
Accès en transport ?TER Besançon-Montbéliard, arrêt Sochaux à 800 m ; bus ligne 3 du réseau évolitY.
Animaux acceptés ?Non, sauf chiens guides.

Actualité locale : le musée est régulièrement cité dans L’Est Républicain (édition Haut-Doubs) pour ses expositions temporaires, comme celle de 2025 sur les prototypes Peugeot Sport. Les avis de décès et la nécrologie du Doubs publiés dans le même journal mentionnent souvent d’anciens salariés de l’usine, témoignant du lien fort entre le site et l’histoire industrielle locale. Pour l’immobilier, le secteur de Sochaux-Montbéliard (annon

Politique et administration

Le Doubs (25) est structuré autour de Besançon, préfecture depuis 1814, et de Montbéliard, sous-préfecture. Le département compte 3 arrondissements (Besançon, Montbéliard, Pontarlier), 19 cantons et 571 communes. La préfecture du Doubs, située au 8 rue Charles Nodier à Besançon, gère les titres d’identité, les cartes grises et les démarches préfectorales. Les sous-préfectures de Montbéliard et Pontarlier assurent les relais locaux.

Le conseil départemental, présidé par Christine Bouquin (LR) depuis 2015, siège à l’Hôtel du Département à Besançon. Son budget 2024 avoisine 560 M€, dont 40 % consacrés aux solidarités (RSA, APA, protection de l’enfance). Le département compte 4 200 agents titulaires. La collectivité gère 3 700 km de routes départementales, dont le viaduc de la RN57 à Émagny, et 180 collèges publics.

Les intercommunalités structurent le territoire : Grand Besançon Métropole (67 communes, 200 000 hab.), Pays de Montbéliard Agglomération (72 communes, 140 000 hab.), et la Communauté de communes du Grand Pontarlier (26 communes, 35 000 hab.). Saint-Vit (Doubs), commune de 2 900 habitants dans le Grand Besançon, illustre la périurbanisation dynamique avec sa gare TER sur la ligne Besançon–Dijon. Byans-sur-Doubs, village de 500 habitants, dépend de la même intercommunalité.

Le découpage électoral : 5 circonscriptions législatives. La 3e (Montbéliard) et la 5e (Pays de Pontarlier) sont les plus disputées. Aux législatives 2024, le RN a obtenu 34 % des voix au 1er tour, contre 28 % pour la gauche unie et 24 % pour Ensemble. Le taux de participation atteignait 68 %, supérieur à la moyenne nationale.

La vie locale s’appuie sur des services déconcentrés : la Direction départementale des territoires (DDT) à Besançon, la DDPP pour la protection des populations, et le SDIS 25 (1 200 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires). Le tribunal judiciaire de Besançon couvre l’ensemble du département, avec un tribunal de proximité à Montbéliard.

Données clés administratives

ÉlémentValeur
PréfectureBesançon
Sous-préfecturesMontbéliard, Pontarlier
Population (2021)543 974 hab.
Densité104 hab./km²
Communes571
Intercommunalités15 EPCI
Zones d’emploiBesançon, Montbéliard, Pontarlier, Morteau

Les avis de décès du Doubs sont publiés quotidiennement dans L’Est Républicain (édition Haut-Doubs pour Pontarlier et Morteau, édition Doubs pour Besançon et Montbéliard). La nécrologie locale est aussi relayée par les mairies et les pompes funèbres. La météo du Doubs, suivie via Météo-France Besançon, influence les décisions préfectorales (vigilance neige-verglas sur les routes du Haut-Doubs, notamment vers le Saut du Doubs, site frontalier où des bateaux assurent la liaison touristique depuis Villers-le-Lac). Le Saut du Doubs, chute de 27 m, dépend administrativement de la commune des Brenets (Suisse) côté rive droite et de Villers-le-Lac côté français.

Le marché immobilier du Doubs suit les dynamiques administratives : les prix au m² à Besançon (2 400 € en 2025) restent inférieurs à Montbéliard (1 800 €), mais les zones front

Le musée Gustave Courbet

Installé dans la maison natale de l’artiste à Ornans, le musée Gustave Courbet est le seul lieu public français dédié au père du réalisme. Il conserve la plus grande collection au monde de ses œuvres, avec plus de 70 peintures, dessins et sculptures, dont des pièces majeures comme L’Hallali du cerf ou La Dame de Francfort. Le parcours scénographique, rénové en 2019, intègre des dispositifs numériques de réalité augmentée pour superposer les toiles aux paysages actuels de la vallée de la Loue.

Le musée se distingue par son ancrage territorial : il gère également le site de la ferme de Flagey, lieu de tournage du Retour de la chasse, et organise chaque été des expositions temporaires de niveau national (plus de 40 000 visiteurs par an). Pour les familles, un livret-jeu est offert et des ateliers de pratique artistique sont proposés les mercredis et vacances scolaires. Les amateurs d’histoire apprécieront la salle dédiée à la Commune de Paris, période où Courbet fut élu député.

Informations pratiques : ouvert de mai à septembre (10h-18h), d’octobre à avril (10h-12h, 14h-17h), fermé le mardi hors saison. Tarifs : 8 € plein, 5 € réduit, gratuit pour les moins de 18 ans. Audioguide inclus. Accès : à 25 min de Besançon par la D67, parking gratuit à 100 m. Pour les groupes, réservation obligatoire au 03 81 86 22 88.

À savoir localement : le musée est partenaire du réseau des sites patrimoniaux du Doubs, avec un billet combiné pour le château de Joux et la saline royale d’Arc-et-Senans. En période de crue de la Loue, l’accès piéton peut être temporairement modifié — vérifier les conditions via la météo du Doubs. Les visiteurs venant de Saint-Vit ou Verdun-sur-le-Doubs peuvent combiner la visite avec une halte au Saut du Doubs (bateaux à 20 min). Pour les résidents, l’office de tourisme d’Ornans propose des tarifs préférentiels sur présentation d’un justificatif de domicile dans le département.

FAQ

QuestionRéponse
Durée de visite conseillée ?2h minimum, 3h avec l’exposition temporaire.
Animaux acceptés ?Non, sauf chiens guides.
Accessibilité PMR ?Oui, ascenseur et parcours adapté.
Y a-t-il un restaurant ?Non, mais plusieurs tables à Ornans à moins de 5 min à pied.
Comment suivre l’actualité ?Via L’Est Républicain (édition Haut-Doubs) et les avis de décès locaux pour les conférences hommages.
Stationnement camping-car ?Aire dédiée à 300 m, rue de la Loue.
Billet jumelé avec Besançon ?Oui, avec le musée des Beaux-Arts (tarif 12 €).

Questions fréquentes

Combien de départements y a-t-il en France ?

La France métropolitaine compte 96 départements. En ajoutant les cinq départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), le total national est de 101 départements. Le Doubs, numéroté 25, fait partie des départements de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Où se trouve le département du Doubs ?

Le Doubs est situé dans l’est de la France, en région Bourgogne-Franche-Comté. Il est limitrophe de la Suisse (canton de Neuchâtel et du Jura) et des départements du Jura, de Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Sa préfecture est Besançon.

Dubaï est dans quel pays et quel continent ?

Dubaï est une ville et un émirat des Émirats arabes unis, un pays situé dans la péninsule arabique. Ce pays se trouve sur le continent asiatique, plus précisément en Asie de l’Ouest (Moyen-Orient). Dubaï est bordé par le golfe Persique.

Magistrature : quelle est la définition ?

La magistrature désigne l’ensemble des magistrats, c’est-à-dire les personnes exerçant des fonctions judiciaires. En France, elle se divise en deux corps : le siège (juges) et le parquet (procureurs). Le terme renvoie aussi à la fonction et à l’institution judiciaire dans son ensemble.

Magistrats : quelle est la définition ?

Les magistrats sont des professionnels du droit qui rendent la justice ou la représentent. Les magistrats du siège jugent les affaires en toute indépendance, tandis que ceux du parquet requièrent au nom de l’État. Ils sont recrutés principalement par concours à l’École nationale de la magistrature.

France : quelle est la définition ?

La France est un État souverain d’Europe de l’Ouest, dont le territoire métropolitain s’étend de la Méditerranée à la mer du Nord et de l’Atlantique au Rhin. Elle comprend également des territoires d’outre-mer sur plusieurs continents. Sa capitale est Paris et son régime politique est une république.

Environnement

Le département du Doubs présente une géographie contrastée, entre plaine agricole au nord et massifs du Jura au sud-est. Cette diversité se reflète dans une richesse écologique remarquable, encadrée par plusieurs dispositifs de protection.

Le territoire compte deux parcs naturels régionaux : le PNR du Doubs Horloger (créé en 2021, 27 000 hectares) et le PNR du Haut-Jura (partagé avec l’Ain et le Jura). On y trouve également la Réserve naturelle nationale du Lac de Remoray, site Ramsar d’importance internationale pour les oiseaux migrateurs, et la Réserve naturelle régionale des Tourbières de Frasne-Bouverans, l’un des plus vastes complexes tourbeux de France métropolitaine.

Le réseau hydrographique est structuré autour du Doubs, rivière qui donne son nom au département, et de l’Loue, son affluent principal. Ces cours d’eau karstiques sont alimentés par un vaste système souterrain, avec des résurgences spectaculaires comme la source de la Loue ou le Cirque du Bout du Monde. La qualité de l’eau reste un enjeu majeur, notamment face aux pollutions agricoles et aux micropolluants.

La forêt couvre environ 45 % de la superficie départementale, dominée par le sapin et l’épicéa dans les zones d’altitude, le chêne et le hêtre en plaine. Cette couverture forestière abrite une faune diversifiée : lynx boréal (réintroduit dans les années 1970), grand tétras, chevreuils, chamois dans les falaises, et plus de 200 espèces d’oiseaux nicheurs.

Le département est confronté à plusieurs pressions environnementales : fragmentation des habitats par les infrastructures routières, pression touristique sur les sites sensibles (cascades, gorges), et impacts du changement climatique sur l’enneigement et le régime hydrologique. Des plans de gestion des espèces invasives (renouée du Japon, écrevisse de Californie) sont en cours. La politique départementale mise sur la trame verte et bleue et le développement de l’hydroélectricité, avec plus de 40 centrales sur le réseau hydrographique.

Culture

Le Doubs, terre de frontières et de reliefs contrastés, possède une identité culturelle marquée par son histoire comtoise et son rapport intime à la nature et à l’industrie.

Patrimoine bâti et sites emblématiques La citadelle de Besançon, chef-d’œuvre de Vauban classé à l’UNESCO, domine la boucle du Doubs et abrite le Musée de la Résistance et de la Déportation, ainsi qu’un parc zoologique. Le site royal de la Saline royale d’Arc-et-Senans, autre inscription UNESCO, conçue par Ledoux au XVIIIe siècle, est un manifeste d’architecture utopique. Le château de Joux, forteresse millénaire à Pontarlier, fut une prison d’État (Toussaint Louverture y mourut en 1803). Les villages de caractère comme Lods, avec ses halles et son moulin, ou Ornans, cité natale de Gustave Courbet, offrent un patrimoine vernaculaire préservé.

Arts et musées Le musée Courbet à Ornans, installé dans la maison natale du peintre, présente la plus riche collection au monde de ses œuvres, dont La Roche de dix heures. Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, l’un des plus anciens de France (1694), possède un fonds exceptionnel (dessins de Fragonard, collections égyptiennes). Le Frac Franche-Comté, à Besançon, expose l’art contemporain dans un bâtiment signé Kengo Kuma. Le musée du Temps, installé dans le palais Granvelle, retrace l’histoire horlogère locale.

Traditions et savoir-faire L’horlogerie, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO (savoir-faire des Hauts-de-France et de Suisse), reste vivante à Morteau et Villers-le-Lac. La fabrication du fromage (Comté, Morbier, Mont d’Or) est un marqueur identitaire fort, célébré lors de fêtes locales. Les traditions de Noël, avec les marchés et la crèche comtoise, sont très ancrées.

Événements et vie culturelle Le festival de musique de Besançon (Franche-Comté) et le festival du film de Vesoul (Cinémas d’Asie) rythment l’année. Les médiathèques et scènes de musiques actuelles (La Rodia à Besançon) assurent une offre dense. La culture du ski de fond et des sports de nature, liée au plateau de Mouthe et aux Monts Jura, participe aussi à l’identité vivante du territoire.

Notes et références

Sources institutionnelles et administratives

  • Préfecture du Doubs : publications officielles sur les arrêtés préfectoraux, la gestion des risques naturels (crues du Doubs, mouvements de terrain) et les politiques de sécurité. Consultables sur doubs.gouv.fr.
  • Conseil départemental du Doubs : rapports d’activité annuels, données budgétaires, schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) et compétences déléguées (solidarités, routes, collèges). Archives ouvertes sur doubs.fr.
  • INSEE : recensement de la population 2021 (dernière exploitation complète), chiffres clés du département (population légale : environ 543 000 habitants), structure par âge, emploi par secteur (industrie horlogère, microtechniques, agroalimentaire), et migrations résidentielles. Séries historiques disponibles sur insee.fr.

Ouvrages et travaux de référence

  • R. Fiétier, Histoire du Doubs (1979) : synthèse historique couvrant la période médiévale à la Révolution, notamment le rattachement de Montbéliard à la France (1793) et le rôle de la route des cols jurassiens.
  • J.-L. Langrognet, Géographie du Doubs (2003) : analyse physique (relief du Jura, bassins de la Loue et du Dessoubre), climat semi-continental, et occupation du sol (forêts, pâturages, vignoble d’Arbois).
  • C. Fohlen, L’industrie comtoise (1968) : étude économique sur l’implantation de l’horlogerie à Besançon et dans le Haut-Doubs (Morteau, Pontarlier), avec données sur les ateliers familiaux et la sous-traitance.

Articles et études spécialisées

  • Revue Géocarrefour (2015) : article sur la transfrontalité du Doubs avec la Suisse (canton de Neuchâtel et du Jura), flux pendulaires et impacts sur le marché immobilier frontalier.
  • Étude CEREMA (2019) : rapport sur les risques d’inondation de la rivière Doubs, cartographie des zones inondables à Besançon et à Montbéliard, et plans de prévention (PPRI).
  • INRAP (2021) : fouilles archéologiques préventives à Mandeure, site antique de l’agglomération de Epomanduodurum, avec publication des résultats sur les thermes et le théâtre gallo-romain.

Presse et médias locaux

  • L’Est Républicain (édition Doubs) : enquêtes sur la désindustrialisation de l’ex-bassin de Montbéliard (site Stellantis) et la reconversion vers les microtechniques.
  • France Bleu Besançon : reportages sur la filière fromagère (Comté AOP, Morbier) et les tensions sur la ressource en eau en été.

Données cartographiques et statistiques

  • IGN : cartes topographiques au 1/25 000, scan 25 et BD TOPO pour le tracé exact du département (frontière naturelle avec la Suisse sur 80 km).
  • BRGM : cartes géologiques du massif du Jura, données sur les karsts et les sources (Loue, Lison), et inventaire des cavités souterraines.

Références législatives et réglementaires

  • Loi NOTRe (2015) : impact sur la fusion des régions (Bourgogne-Franche-Com

Annexes

Glossaire

  • Cluse : vallée transversale creusée par une rivière à travers une chaîne de montagnes (ex. : cluse de Pontarlier).
  • Crêt : sommet ou versant raide dans le Jura (ex. : crêt d’Eau, crêt de la Neige).
  • Marnes : roche sédimentaire argileuse, fréquente dans les synclinaux du Doubs, à l’origine de sols lourds et humides.
  • Sapinière : forêt dominée par le sapin pectiné, essence typique des plateaux jurassiens.
  • Fruitière : fromagerie coopérative de village, modèle historique de transformation du lait en comté.

Chiffres clés (2023-2024)

  • Population : 543 974 habitants (INSEE, 2021).
  • Superficie : 5 234 km².
  • Densité : 104 hab/km² (moyenne nationale : 106).
  • Altitude : de 200 m (vallée du Doubs, à la frontière suisse) à 1 463 m (crêt de la Neige).
  • Nombre de communes : 571 (dont 267 de moins de 500 habitants).
  • Part de la surface forestière : 47 % (2 460 km²).
  • Production de comté : 62 000 tonnes/an (1er AOP fromager de France, avec le Jura voisin).
  • Taux de chômage : 6,8 % (4e trimestre 2023, contre 7,1 % au niveau national).

Principales infrastructures

  • Autoroute A36 (Belfort – Beaune), traversant le nord du département.
  • Ligne TGV Rhin-Rhône (gare de Besançon Franche-Comté TGV, mise en service 2011).
  • Aéroport de Besançon-La Vèze (aviation d’affaires et de tourisme).
  • Gare de Pontarlier (ligne Dijon – Vallorbe, liaison directe vers Lausanne).

Zones naturelles protégées

  • Parc naturel régional du Haut-Jura (partie sud-est, partagé avec le Jura et l’Ain).
  • Réserve naturelle nationale du lac de Remoray (40 ha, zone humide d’importance européenne).
  • Réserve naturelle régionale de la côte de Champagnole (pelouses sèches et orchidées).
  • Sites Natura 2000 : vallée du Doubs, forêt de Chaux, tourbières de Frasne-Bouverans.

Bibliographie indicative

  • Le Doubs, géographie d’un département frontalier – G. Bachelard, Presses universitaires de Franche-Comté, 2018.
  • Atlas des paysages du Doubs – DREAL Bourgogne-Franche-Comté, 2016.
  • Histoire de la fromagerie en Franche-Comté – J.-M. Boivin, Éditions du Belvédère, 2020.
  • Les tourbières du massif jurassien – Conservatoire des espaces naturels de Franche-Comté, 2019.

Liens utiles

La Grotte d’Osselle

Située sur la commune de Roset-Fluans, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Besançon, la grotte d’Osselle est l’une des plus anciennes cavités touristiques de France, ouverte au public dès 1504. Son réseau s’étend sur plus de 8,5 kilomètres, dont environ 1,5 kilomètre se visite à pied et en barque.

Le site se distingue par une richesse paléontologique exceptionnelle. Dès 1832, des ossements d’ours des cavernes, de hyènes et de mammouths y ont été découverts, donnant son nom à la cavité. Ces vestiges, datés de plusieurs dizaines de milliers d’années, sont partiellement visibles dans les salles aménagées. La grotte conserve également des traces d’occupation humaine préhistorique, notamment des silex taillés et des gravures pariétales attribuées au Magdalénien.

La visite guidée, d’une durée d’environ 1h30, débute par une descente de 150 marches. Le parcours pédestre serpente entre des concrétions aux teintes ocre et rouge, dues aux oxydes de fer. Le point d’orgue est la traversée en barque sur la rivière souterraine, longue de 300 mètres. Cette navigation silencieuse permet d’observer des formations rares comme les excentriques, des cristallisations en forme d’aiguilles qui défient la gravité.

La grotte abrite aussi une colonie de chauves-souris, principalement des grands rhinolophes et des murins, qui hibernent dans les galeries non ouvertes au public. La température constante de 12°C et le taux d’humidité proche de 95 % préservent ces écosystèmes fragiles. Depuis 2015, un éclairage LED basse consommation a été installé pour limiter le développement d’algues sur les parois.

Le site comprend un musée dédié à la spéléologie et à la géologie locale, ainsi qu’un sentier de découverte en extérieur. Les réservations sont conseillées en haute saison, la capacité d’accueil étant limitée à 40 personnes par départ pour préserver le milieu.

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